Coureurs du Dimanche matin devenus MARATHONIEN...

Coureurs du Dimanche matin devenus MARATHONIEN...

2011 MARATHON DE BUDAPEST

ESCAPADE  A  BUDAPEST,  OCTOBRE  2011

 

          Lors de chaque assemblée générale de Bresse-marathon en fin d’année, le choix de la prochaine destination fait toujours débat ! Ainsi avait-il été décidé, en décembre 2010, « au Moulin Rouge » de Champagnat de participer au marathon de Budapest en octobre 2011.

 

Vendredi 30 septembre :

 

          Comme l’année dernière, le rendez-vous fut pris avec l’entreprise de transport Guidat sur la place de la mairie de Chateaurenaud. Nous avons droit cette fois-ci encore aux croissants, café, thé voir même « pousse » (poires et mirabelles !) offerts par nos amis Danielle et Philippe, dans l’attente du rassemblement de l’équipe complète. Bref, 18 coureurs et accompagnateurs se retrouvent en ce matin d’automne, particulièrement couvert de brouillard, pour se rendre à Genève afin de prendre l’avion à destination de Budapest. A 10 h, après le chargement des bagages et la montée à bord des voyageurs, notre transporteur emprunte les routes du Jura pour se diriger vers l’aéroport Suisse. Le soleil et la douceur automnale permettent d’apprécier toute la beauté du paysage jurassien : Lons, Clairveaux, ST Laurent, Morbier…Malgré la durée du voyage un peu longue, le car nous amène à destination dans les horaires prévus. Après les quelques minutes nécessaires à l’enregistrement, chacun trouve la restauration de son choix dans l’aéroport international et flâne ensuite dans les immenses halls en attente du départ à 14 h 45.

          Après l’embarquement dans les temps (rigueur Suisse oblige !) et le survol d’une grande partie de la chaîne des Alpes, notre avion se pose à Budapest un peu avant 17 h. Les formalités de récupération des bagages achevées, reste le dur moment de familiarisation avec les transports locaux ! Malgré quelques hésitations devant les démarches insistantes de certains chauffeurs de taxis, le choix se porte sur ce mode de transport semble-t-il beaucoup plus économique que dans notre pays. La traversée d’une grande partie de Budapest parait interminable ; s’enchaînent tristes zones industrielles et résidences collectives en mauvais état. Première prise de contact avec cette capitale d’un état de « l’ex bloc de l’est », chargée d’une riche histoire. Dans une circulation assez fluide et après quarante minutes de périple, les taxis nous déposent devant l’hôtel Atlas (au 1081 de la rue Népszinhaz) qui sera notre lieu de résidence pour quatre nuits. Il est situé proche du centre historique de la ville et du Danube, desservi par plusieurs stations de tramways et de métro. L’installation de l’équipe est toujours un moment homérique : communication avec l’hôtelier, distribution des clés, découverte des étages et des chambres… Bref, la fin de l’après midi est réservée à la découverte de notre quartier. Plusieurs groupes de Bressans s’en vont ainsi dans plusieurs directions comme les bords du Danube, le centre ville ou encore autour des monuments typiques de la vieille ville. L’ensemble de l’équipe revient enchanté de ce premier contact, le décor des restaurants est particulier, la cuisine est inhabituelle et les musiciens se sont dépensés pour charmer leurs hôtes.

 

Samedi  1er  octobre

 

          Sur cette première matinée hongroise, le soleil éclaire Budapest dans un ciel sans nuage, rappelant celui de la Provence. Hélas pour les pensionnaires logeant coté rue, le tramway « un peu ferraillant » a fait office de réveille-matin… Quelques minutes suffisent pour que toute l’équipe se retrouve dans la salle de restaurant de l’hôtel. Après moult discussions autour des « dépliants » relatifs aux nombreuses découvertes possibles de la ville, nous optons pour le circuit « Hop on » qui permet, pour un prix modique, de sillonner la ville en bus découvert. Bien que la recherche de l’arrêt le plus proche fasse débat, quelques minutes suffisent pour grimper dans un bus bondé de voyageurs tous aussi avides de découverte que nous autres Bressans. Après les premiers kilomètres, nous remarquons enfin les monuments de la ville inscrits au patrimoine de l’Unesco : d’abord le Parlement, reconnaissable avec sa haute coupole et sa façade baroque se mirant dans le Danube, puis le musée national. Ensuite, après avoir franchi le fleuve par le Pont des Chaînes, le bus découvert monte la colline du château, bel édifice à plusieurs ailes qui hébergea notamment l’Impératrice Sissi, reine de Hongrie (couronnée en 1867) et épouse de l’Empereur François-Joseph. Nous sommes sur les collines verdoyantes de Buda. Ensuite, quelques rues étroites serpentant un large espace boisé nous conduisent sur une autre hauteur, siège de « la citadelle » qui offre un panorama unique sur l’ensemble de l’ex ville de Pest. Petite halte pour immortaliser les vues imprenables d’une ville baignant dans une lumière estivale et reconnaître les étals des nombreux marchands de souvenirs. Les «quelques  minutes de pose» passent toujours trop vite...

Il est temps de remonter dans le bus et redescendre vers le Danube ; après le passage du célèbre pont l’on se dirige vers Varosliget. Il s’agit d’un autre grand parc, un peu excentré « dit Bois de la Ville » un peu comparable au bois de Boulogne près de Paris. En lisière de celui-ci, il a été construit en 1896, les magnifiques monuments de la Place des Héros, près de laquelle a été installée aujourd’hui l’infrastructure du village marathon, juste derrière le musée d’Art Moderne édifié aussi à la fin du XIXème siècle dans un style renaissance. Nous descendons à cette halte pour y récupérer les dossards et repérer les lieux de départ de demain matin. Quelques rares restaurants sont implantés dans ce secteur de la ville, siège de récentes constructions d’immeubles de verre et d’acier. Tout à fait par hasard, certains d’entre-nous remarquent, dans l’une des rues transversales, la terrasse d’une brasserie, disposant à cette heure tardive de l’après-midi de nombreuses places disponibles. L’établissement se nomme Platan étterem, sans doute parce qu’un énorme platane centenaire est quasiment inclus dans la terrasse. Les contacts sont facilités par les rudiments de français du gérant. Les tablées se mettent en place, regroupant la quasi totalité des membres de Bresse-marathon. Nous passons un agréable moment entre nous, à l’ombre, partageant quelques spécialités locales que nous a vanté le patron Après café, thé et moult bières du cru, il est temps de reprendre le bus pour continuer notre périple-découverte : descente de la Ut Andrassy (les Champs Elysées locaux !) passage devant l’Opéra puis devant le Vidago, vaste salle de concert ayant accueilli entre autres Liszt, Brahms, Debussy. Puis nous longeons le quai du Danube (côté Pest), assez animé en cette fin d’après-midi, pour passer ensuite devant la Basilique Saint Etienne, autre chef d’œuvre des constructions baroques de la fin du XIXème siècle. Le circuit de « notre voyagiste » repasse vers le Pont des Chaines, sillonne à nouveau le centre historique nous faisant remarquer la synagogue, les stations carrefours de Keliti et de Puskas Ferenc avant de rejoindre le Square des Héros. On reprend alors, en sens inverse, l’itinéraire de ce matin.

La fin d’après midi s’avance, les premiers éclairages des rues et des vitrines s’allument, la ville prend un autre visage. La circulation se densifie et comme dans de nombreuses grandes villes, les coups de klaxons sont nombreux et bruyants. Le crépuscule tombe sur la ville lorsque nous arrivons sur la colline du château, et saisissons une autre image de Budapest éclairé qu’immortalisent les appareils photos. Le car nous permet plusieurs haltes qui offrent de superbes panoramas sur divers points de la ville. Bref, il est déjà « grand nuit » lorsque notre véhicule nous dépose à la station Astoria  pas trop éloignée de l’hôtel Atlas : voyage terminus pour cette journée bien remplie.

Après quelques minutes de détente méritées, au calme chacun dans sa chambre respective, plusieurs groupes se constituent afin de rechercher le restaurant de la soirée. Seul impératif, il ne doit pas être trop éloigné du « home », marathon oblige demain matin ! Il est encore tôt pour les adeptes de la vie nocturne, mais les établissements offrent à cette heure-ci de nombreuses places disponibles. Plusieurs Bressans  « accrochent » devant le décor très « austro-hongrois » de l’un des restaurants tout proche de la station de métro Astoria invitant le reste de l’équipe. Le portable facilite aujourd’hui beaucoup le contact…

Nous prenons le repas tous ensemble, devant une variété impressionnante de plats composant le menu et pour un prix tout à fait intéressant si on le compare à celui de « nos tavernes ». La rédaction des cartes en anglais, espagnol et allemand permet leur compréhension. Nous découvrons aussi, lors de ce repas très typique, les vins de Hongrie (rouges et blancs) d’une qualité tout à fait comparable aux crus français. Après une promenade digestive dans les rues avoisinantes, les futurs marathoniens et leurs accompagnateurs aspirant à « un petit repos » regagnent l’hôtel Atlas au 1081 de Népszinhaz utca (traduit dans notre langue : au 1081 du boulevard Népszinhaz).

 

Dimanche  2  octobre

 

Certains d’entre-nous, plus matinaux sont sortis aux aurores pour avoir connaissance de la météo. L’information est diffusée aussitôt aux premiers coureurs de l’équipe (en tenue, s’il vous plait !) déjà à pied d’œuvre « en face de leur petit déjeuner ». Le ciel bleu sans nuage et la douce température annoncent une belle journée…

Une grande animation règne dans le hall et le restaurant de l’hôtel. En effet, plusieurs groupes de jeunes venant d’autres pays européens s’activent car dans la rue deux gigantesques bus font ronronner leurs puissants moteurs. L’indispensable photo de groupe est saisie dans plusieurs appareils avant de prendre la direction du départ. (L’image souvenir sera ultérieurement communiquée à la presse bressane !). Les marathoniens et « mini-marathoniens » doivent s’aligner sous la banderole avant 10 h et 10 h 15, tandis que les participants et participantes du 30 km commencent leur épreuve plus tard. Notre ami Roland ayant repéré soigneusement les lieux, nous le suivons dans les rues transversales qui mènent au parc de Varosliget siège du village marathon et lieu de départ des deux premières courses. L’animation est à son comble près de ce grand parc. Les haut-parleurs diffusent musique et commentaires hélas incompréhensibles pour nous autres, pauvres Bressans perdus dans cette grande ville de l’ancien empire austro-hongrois. Il faut noter que celle-ci fut le creuset d’une intense vie culturelle tout au long du XIX ème siècle et jusqu’à la première guerre mondiale.

Après l’échauffement, le dépôt des sacs, la prise d’une dernière boisson chaude ou froide, il est temps de s’aligner dans l’un des sas de départ. Ici, comme sur de nombreux marathons internationaux, ils sont fractionnés par tranches de demi-heure. Aucun membre de l’équipe de Bresse-marathon n’ayant l’ambition « de faire un temps », la plupart des partants s’installent vers les repères de l’objectif 4 heures. Il règne une ambiance très festive autour de ce départ : proches, participants et simples spectateurs manifestent leurs encouragements avec ballons, crécelles et applaudissements appuyés. Comme toutes les grandes épreuves internationales, l’heure de départ est respectée. À 10 heures, plus de 3500 coureurs s’élancent sous le portique activant la « chips » qui mesure le temps réel de chaque participant. La grande esplanade de la Place des Héros offre un superbe décor au flot de coureurs qui s’élancent dans à la découverte de Budapest parcourant d’abord l’avenue Andrassy (Les Champs Elysées locaux !) bordées d’immeubles de style très variés. Peu après le passage de l’Opéra, un aller-retour dans l’avenue Bajcsy-Zsilinszky fait découvrir la place Nyugati où s’impose le vaste bâtiment du musée ethnographique. Le parcours est plat, « roulant », la chaleur ne pèse encore pas sur les épaules des marathoniens. Le circuit continue de sillonner le cœur historique de la ville : Joszef Attila utca, Apaczal Gsere Janos utca, puis il prend l’un des quais du Danube vers le 6ème km. Hélas, aucun arbre n’offre la moindre ombre et les rayons du soleil deviennent de plus en plus ardents en cet extraordinaire mois d’octobre. Le premier ravitaillement est quasiment pris d’assaut par des coureurs assoiffés. Un brusque demi-tour vers le pont Elisabeth renvoie le peloton, toujours sur la rive gauche, en direction de l’Ile Marguerite où a été aménagé l’un des plus beaux jardins publics de la ville (selon les dépliants à l’attention des visiteurs !). Le long ruban multicolore passe devant le palais du Parlement, le plus imposant et le plus connu des édifices de Budapest. Les premiers départs de l’épreuve des 30 km sont donnés à partir de 10h 30 sur l’une de ses places périphériques. Ils s’échelonnent sur un peu plus d’une heure en fonction des temps des coureurs. Le parcours du marathon et maintenant celui des 30 km continue sa progression sur les quais face au pont Marguerite qui enjambe les deux branches du fleuve contournant l’île du même nom. Cet ouvrage d’art construit entre 1872 et 1876 est l’oeuvre d’un ingénieur français : Ernest Gouin. Après le 10ème km, au niveau du centre de l’île, les coureurs doivent effectuer un demi-tour sur le quai Karl Lutz Rakpart, découvrant un autre aspect du parc.

Le passage sur l’autre côté du quai ne semble pas enthousiasmer les coureurs. Les rayons du soleil deviennent de plus en plus chauds et malgré les ravitaillements abondants, la soif fait souffrir moult marathoniens dont la plupart sont pourtant habitués aux épreuves estivales. Néanmoins, les énormes lions qui semblent garder l’approche du Pont des Chaînes redonnent une envie de courir dans cette belle ville. Le tablier suspendu sur deux piles en forme d’arc mesure près de 400 m, surplombant le Danube d’une hauteur impressionnante. Le quai côté rive droite présente un nouveau panorama sur la ville baignant dans un ciel digne de celui de la Provence. La perspective de l’île Marguerite s’offre à nouveau ainsi que les arches du pont. La vieille ville et le Parlement sont vus sous un angle différent avec le soleil maintenant au zénith. Le coté nord de l’île est intégralement longé, puisque le demi-tour (au 18ème km) s’effectue au niveau de la pointe amont. Les spectateurs sont plus nombreux, il est vrai qu’à cette heure-ci, beaucoup d’habitants de la ville flânent sur les quais du « fleuve bleu ». Le passage sous le Pont des Chaînes reste un moment inoubliable pour tous les coureurs, il faut maintenant aller découvrir l’autre partie de la rive droite plus monotone puisqu’il n’y a plus de vue sur les monuments historiques.

Les kilomètres des berges Raoul Wallenberg et Valdmar-es-Nina Langlet semblent sans fin. Le circuit conduit maintenant vers le pont de Lagymanyosi (Lagymanyosi hid), l’un des derniers ponts construits entre 1992 et 1995 sur le plus grand fleuve d’Europe. Les deux côtés de la grande rue suivante sont longés par le peloton de coureurs, maintenant bien étiré après 30 km dans les mollets ! Il reste à reprendre en sens inverse le Budai also qui parait aussi bien long, tant pour les champions que pour les modestes coureurs ! Voici à nouveau le pont Sandor Pétofi, exclusivement réservé au tramway. Pour les amateurs d’histoire, il faut noter que cet ouvrage de béton et de fer fut construit en 1930 et dédié au poète romantique acteur de la révolution nationale hongroise de 1848. Les nombreux bateaux circulant sur le « beau Danube » occupent momentanément les pensées des coureurs du marathon et du 30 km, qui souffrent de plus en plus de la chaleur. La vue du pont des Chaînes, autour duquel se sont massés de nombreux groupes de spectateurs, redonne « un peu de vigueur » à chaque participant. Le dernier passage du fleuve indique que la plus grande partie de l’épreuve est maintenant passée et l’arrivée se rapproche peu à peu…Hélas, toujours pas le moindre ombrage sur le quai Antall Jozsef. Les champions sont arrivés depuis longtemps. Les coureurs anonymes du peloton sont face à eux-mêmes dans cette belle ville chargée d’histoire. Un seul impératif, il faut terminer à tout prix malgré la fatigue et la chaleur. Nouveau passage devant la façade du Parlement puis voilà à nouveau en vue l’île Marguerite. Le 35ème km se situe vers sa pointe aval. Il faut à nouveau remonter le quai Carl Lutz jusqu’au milieu de l’île et reprendre une deuxième fois le circuit emprunté lors des premiers 10 km. La monotonie s’est installée et la chaleur a fait baisser le rythme de tous les coureurs. La fatigue se lit sur les visages et malgré les encouragements de nombreux spectateurs les pas sont de plus en plus lourds…

L’ombre du grand bâtiment du Parlement abrite temporairement le peloton avant qu’il ne se dirige sur le boulevard Alkotmany dont les arbres et les hautes façades des immeubles soulagent aussi tous les marathoniens, comme d’ailleurs les coureurs du 30 km. La place Nyugati-Palyar, découverte les deux soirs précédents, annonce bientôt le terme de l’épreuve. Le panneau 39 km semble faire un petit clin d’œil à tous ! Comme, on a pris l’habitude sur ce parcours, les organisateurs ont « concocté un aller et retour dans la Ferdinand hid (la rue du Pont Ferdinand) : il faut bien arriver « à 42,195 km » ! La Vacl ut Lehel, dernière grande artère sillonnée, conduit à la Place des Héros où est cantonnée derrière les barrières la foule des spectateurs et des accompagnateurs. Ceux-ci attendent de voir leurs proches parcourir les dernières centaines de mètres pour les « immortaliser » dans leur appareil photo. Le thermomètre indique encore quelques degrés supplémentaires tandis que les décibels de la sono augmentent aussi graduellement.

Le passage sous la banderole « BUDAPEST MARATHON » au bord de laquelle flottent les drapeaux de tous les pays d’Europe reste un moment d’intense émotion pour tous les coureurs. L’arrivée est particulièrement soignée : couloirs balisés, remise d’une belle médaille, ravitaillements abondants et pas de longue attente pour la récupération des sacs comprenant les vêtements secs ! Expérience oblige, l’équipe de Bresse-marathon s’est donnée un lieu de rendez-vous commun à tous. Après le changement de tenue et un repos de longues minutes sur la pelouse, l’ensemble des coureurs et accompagnateurs se dirige vers la brasserie découverte hier midi et située à seulement quelques dizaines de mètres de la zone d’arrivée. Nous passons ensemble de longs moments conviviaux devant une grande chope de bière locale, en savourant divers mets composant les menus proposés. !

Pour certains, la fin de l’après-midi se termine par une sieste (certes bien méritée) ; d’autres choisissent d’aller découvrir l’un des nombreux bains qui fait la célébrité de la ville. Une minorité, peut-être moins fatigués, se réserve une flânerie sur les grandes artères commerçantes pour continuer la découverte de Budapest.

Néanmoins, le rendez-vous pour tous est fixé dans le hall de l’hôtel Atlas à 19 h 15. En effet, il a été réservé une « croisière-dîner » sur le Danube. Les quelques centaines de mètres qui conduisent aux berges du fleuve sont « récupératrices » pour les muscles fatigués des coureurs. Chacun à son rythme se retrouve au quai d’embarquement du ….. . (Pardonnez le narrateur car il a oublié de relever le nom du bateau restaurant !). Les restaurateurs ont préparé une seule et unique tablée à l’équipe de Bressans. Il faut saluer le magnifique accueil qui nous est réservé, dans un cadre unique : l’apéro au Champagne, le repas arrosé de vins de Hongrie et le périple sur le Danube la nuit reste un moment inoubliable. Les quais et les ponts mis en valeur par un éclairage très recherché laissent un autre agréable souvenir de notre escapade hongroise. Sur le chemin du retour, dans l’heure avancée de la nuit, les commentaires sont nombreux que ce soit sur le marathon ou encore sur cette superbe ville et l’accueil de ses habitants. L’enseigne bleue de notre hôtel annonce la fin de ce beau dimanche d’octobre.

 

Lundi  3  octobre

 

La quatrième matinée hongroise démarre un peu plus tardivement pour la « team Bresse-marathon ». Les marathoniens ont prolongé leur nuit comme leurs accompagnateurs qui ont aussi de nombreux kilomètres dans les pattes…. Bref, après un bon petit déjeuner réparateur, avec charcuterie, fromages, œufs durs, pâtisseries locales et divers cafés, tout le monde est prêt pour de nouvelles découvertes. Certains optent d’aller se prélasser de longs moments dans les bains tandis que d’autres envisagent plutôt la visite de musées, d’ateliers d’arts, d’églises et autres monuments. Il faut tout de même relater qu’au cours de cette journée, sans aucune concertation, plusieurs petits groupes de l’équipe bressane se sont croisés dans différents secteurs de la ville. Comme d’autres, votre rédacteur est resté émerveillé devant les dentelles de pierre des façades du Parlement, l’intérieur de la basilique Saint Etienne, ainsi que celui de l’Opéra et de la synagogue.

L’expérience montre qu’au bout de plusieurs jours passés dans une ville (que se soit New York, Berlin, Amsterdam ou Porto), il s’acquièt quasi automatiquement un certain degré de maîtrise des transports, tant au niveau de l’achat des titres que dans la complexité des itinéraires. Bref, chacun a pu encore profiter d’une superbe journée ensoleillée pour parcourir une grande partie de Budapest à pied, en tram, en bus, en métro. Tout comme au premier jour, en fin d’après-midi, l’équipe se retrouve dans les canapés de la salle bar de l’hôtel Atlas. Une autre soirée restaurant est réservée dans un établissement pas trop éloigné de notre gîte et dont l’accès se fait à pied en reprenant une grande partie de l’itinéraire qui conduit au parc Varosliget. À noter le décor et l’ambiance particulière de cette rue située un peu à l’écart des grands axes commerçants. Comme dans les autres restaurants, l’équipe de Bresse-marathon est groupée sur trois tablées voisines. L’apéritif maison sort de l’ordinaire, sans doute une spécialité locale : un petit verre d’alcool de prune ! Parmi les plats proposés, chacun a pu se constituer un bon menu, grâce aussi aux rudiments d’anglais des serveurs et de certains Bressans. Bref, le tout bien sûr arrosé avec les crus du pays (blancs et rouges). Un nouveau souvenir qu’il faut coucher sur papier…..

 

Mardi  4  octobre

 

Une nouvelle aube ensoleillée étale son ciel bleu sur toute la ville. Coureurs et accompagnateurs ont maintenant « digérés » les kilomètres parcourus que ce soit dans les grandes avenues comme dans toutes les petites rues touristiques. Aujourd’hui, la salle de l’hôtel où est servi le petit déjeuner a retrouvé une ambiance un peu plus calme !

Lors de la visite de l’opéra hier, certains d’entre nous ont rencontré un franco-hongrois ayant « une fibre commerciale » hors du commun. Celui-ci se proposait d’organiser des circuits découverte quasi à la demande. Une offre semblait bien tentante, celle d’avoir accès à la visite du parlement (inaccessible en individuel) et d’aller découvrir le village de Szentendre. Contrat conclu pour 8000 forints (nous ne sommes pas dans la zone Euros !). Ainsi, à 9 h 15, un mini bus (Mercedès s’il vous plait !) nous « cueille » devant l’hôtel. Comme il avait été convenu que le périple se terminerait à l’aéroport, une indispensable remorque destinée aux bagages a été attachée au véhicule. La visite du parlement est commentée par une guide parlant parfaitement le français, nous commentant tous les détails tant architecturaux que sur la riche statuaire. La coupole est particulièrement impressionnante. En son épicentre, sous une vitrine gardée par deux soldats et un sous-officier, sont exposés la couronne et le sceptre du premier roi de Hongrie. Sur les côtés, les sculptures faisant la liaison entre les arches, représentent tous les rois qui ont régné sur le pays. Les élus nationaux ne siégeant pas cette semaine, exceptionnellement nous avons droit à voir leur amphithéâtre, gigantesque salle dont les murs et le plafond sont panneautés de bois sculpté.

Quant au village de Szentendre, situé sur la rive droite du Danube à une vingtaine de kilomètres du centre ville, certains dépliants touristiques le comparent aux villages français de Barbizon et Saint Paul de Vence. Hélas depuis quelques années, les ateliers des peintres et des sculpteurs sont remplacés par des « petits bistrots » et des boutiques regorgeant d’articles souvenirs de toutes sortes. (Pour anecdote, on trouve même des mugs décorés du visage du président de la république actuel !). Néanmoins, les petites ruelles et les maisons colorées sont un havre de calme et de tranquillité offrant un dépaysement total. Il faut dire un mot sur la place principale : Fö ter, organisée autour de son calvaire car elle semble être figée dans le temps depuis sa création au XVIIIème siècle. On peut remarquer aussi la profusion d’églises et de clochers tant orthodoxes que catholiques. Chacun et chacune serait bien sûr restés encore de longues minutes à flâner dans les rues et ruelles tout comme dans l’intérieur des boutiques, mais hélas le temps nous est compté… Nous  devons être à l’aéroport vers 15 h.

Le minibus nous attend à l’heure convenue afin de nous conduire directement à Ferihegyi, siège de trois immenses aérogares modernes qui desservent l’intégralité du continent Eurasien. Le petit déj étant bien éloigné, le repas « méridien » des Bressans est attendu depuis déjà plusieurs heures ! Ainsi fut-il pris ensemble dans l’un des halls proche de l’embarquement. Dans l’attente de celui-ci (vers 17 h 30), il nous reste à parcourir les grandes allées de l’aéroport. Certains en profitent d’ailleurs pour trouver quelques souvenirs et faire quelques « emplettes » détaxées. La Hongrie étant l’un des pays de la CE, les achats sont facilités car l’Euro est utilisable sur tout son territoire. Ainsi, dans les commerces de l’aérogare, les derniers souvenirs sont payés d’ailleurs à un prix inférieur puisqu’ils sont exonérés de taxes. L’embarquement se fait à l’heure prévue, à 17 h 30. Après à peine deux heures de vol au-dessus de la chaîne des Alpes, notre avion se pose à Genève en faisant une grande boucle sur le lac pour l’approche des pistes. Malgré quelques angoisses à l’arrivée, car aucun lieu de rendez-vous n’avait été fixé avec le chauffeur de l’entreprise Guidat et quelques allers-retours dans les grands halls, le retour s’effectue cette fois-ci par l’itinéraire autoroutier. Vers 10 h 15, excepté les propriétaires des lieux, chacun peut reprendre son véhicule et rejoindre sa maison….

 

Fin d’un beau périple !

 

Pour conclure, depuis bientôt dix ans, les déplacements internationaux de l’équipe de Bresse-marathon sont couchés sur papier. Votre narrateur se fait plaisir en essayant d’une part de décrire la ville et son patrimoine et d’autre part de relater l’intégralité du circuit marathon sur lequel transpirent et souffrent les coureurs. En espérant être à la hauteur du travail demandé…..

 

Sincères félicitations à José et Laurent qui ont rejoint cette année la famille des marathoniens. Ils ont d’autant plus de mérite qu’ils ont découvert cette épreuve sous un climat particulièrement difficile. Mais le décor en valait certainement la chandelle !

 

                                                                               Jean Luc Chanussot

 

                                                                               Octobre 2011



15/11/2011

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