2002 MARATHON DE NEW-YORK
MARATHON de NEW YORK 2002
Jeudi 31 octobre : Une longue journée commence ; depuis des mois et des semaines, on l'attendait : c'est le grand jour... Départ avant l'aube de Louhans pour prendre le TGV direction : Roissy-Charles de Gaulle. Après quelques heures de voyage, l'arrivée dans cet aéroport donne un avant goût de notre aventure. Le "bressan parisien" du groupe attend depuis déjà quelques minutes à la grille 4 de l'embarquement. Pas de panneau, pourtant l'organisateur avait bien précisé ce lieu de rendez-vous dans sa correspondance. Première inquiétude... car il y a eu des antécédents : quelques années auparavant des marathoniens pour New York s'étaient retrouvés sans voyagiste, seuls dans un aéroport. Après plusieurs allées et venues dans ce hall, on aperçoit tout de même une discrète pancarte "planet tour". On nous remets nos billets respectifs et l'on nous donne quelques informations sommaires. Il n'y aura pas d'embarquement immédiat sur Américan Airlines, car un bagage sans propriétaire oblige à évacuer toute cette zone de Roissy. On patiente à l'extérieur en attendant les services de déminage et, comble de malchance, un épais brouillard retarde encore le décollage. Il s'effectue tout de même en milieu d'après-midi après un passage laborieux devant des systèmes de sécurité impressionnants. Les sept heures de vol au dessus de l'Atlantique et du Nord-Est des Etats Unis semblent ne pas finir, enfin, avec beaucoup d'émotion nous découvrons la côte découpée du continent Nord américain sous le soleil. L'arrivée se fait sans encombre à l'aéroport J F Kennedy, au Nord Ouest de la ville de New York. Après la classique récupération des bagages et les formalités douanières, il reste encore un nouveau passage obligé devant les services de sécurité. Bien fatigués, nous montons dans un bus qui nous conduit à l'hôtel. Il traverse plusieurs quartiers, nous mettant ainsi en contact avec cette ville hors du commun. Après notre installation rapide au Plazza Hôtel, avenue de Broadway, en plein Manhattan, la majorité d'entre nous décide d'aller récupérer les dossards dans un immense bâtiment de verre situé à une vingtaine de minutes à pied de notre hôtel. Cette formalité allège la journée de demain vendredi. Toutes les rues avoisinantes débordent d'animation : ce soir c'est la fête d'Halloween, jeunes et vieux sont déguisés......Mais, comme la journée a duré plus de 24 heures, tout le monde est las. À demain !
Vendredi 1 novembre : Le ciel est gris et un vent froid, venant de la région des Grands Lacs, souffle du Nord-Est. Le matinée est libre, (chacun peut partir de son côté découvrir une partie de la ville). Certains s'éloignent pour faire connaissance avec les transports locaux : taxis, métro, bus et limousines !... D'autres moins téméraires restent à Manhattan où il y a beaucoup de choses à voir, dont l'Empire State Building, situé sur la 5 ème Avenue à quelques minutes de Broadway, et les nombreuses boutiques et théâtres connus dans toute l'Europe. La gare centrale, appelée par les américains "Grand Terminal", est un véritable chef-d'œuvre. Restaurée ces dernières années, les marbres, les ferrures et le cristal des lustres sont étincelants. Le déjeuner américain est une découverte pour la plupart d'entre nous. Quelques-uns choisissent la cuisine italienne, les surprises étant plus limitées. Ce vendredi après-midi, notre voyagiste (planet tour !) a prévu un circuit découverte en bus. Notre guide, un New-yorkais pur souche, commente avec une touche d'humour et une grande érudition les différents aspects de Manhattan : magasins de luxe, immeubles d'architecture Art Déco avec escalier typique en fer ; passage dans Wall Sreet, pause à Greenweech village, retour par Chinatown et le quartier italien. Il n'oublie pas non plus la halte vers Ground Zéro, emplacement des tours jumelles du Wold Trade Center. L'itinéraire du retour traverse d'autres districts de la ville que nous parcourerons lors du marathon : Queens, Bronx, Harlem. A la nuit tombante, l'arrivée dans Manhattan s'effectue par la mythique 5 ème Avenue dont la partie nord longe Central Park dominé par des immeubles de haut standing et d'architecture remarquable. Au Rockeffeler Center, nous faisons une dernière halte pour jeter un coup d'œil à la célèbre patinoire. Elle est entourée sur trois côtés de grands immeubles de verre, le quatrième étant l'aboutissement d'une esplanade décorée de fleurs de chrysanthèmes, si nombreuses qu'elles semblent former un torrent. Petite pause à l'hôtel avant de nous rendre quelques rues plus loin chez notre "compatriote" Jean Pauget, pâtissier de grande renommée. Sa belle boutique est facile à trouver : Sur la vitrine est placardée une affiche où avec des drapeaux français et américains, on peut y lire : "Bienvenue aux marathoniens bressans". L'emplacement de la Bresse est indiqué sur la carte de France. L'accueil inoubliable et chaleureux restera dans nos cœurs.
Samedi 2 novembre : Ce matin, il n'y a toujours pas de soleil sur la "Grosse Pomme". La plupart d'entre nous se sont levés aux aurores pour "la course de l'amitié", le rendez-vous est fixé devant l'esplanade de l'immeuble des Nations Unis, sur la 5ème Avenue. Nous nous y rendons à pied : mise en jambe oblige. La découverte de New York continue. Sur le chemin de l'O.N.U. chaque carrefour amène son groupe de coureurs. Certains ont sorti les bannières nationales. A cette heure matinale, les rues sont relativement calmes. Elles sont seulement sillonnées par de nombreux taxis jaunes, tous identiques, de marque Ford. L'itinéraire que nous allons prendre est en train d'être neutralisé par la police, équipée de véhicules et d'uniformes très voyants. Au fur et mesure que l'on se rapproche de l'O.N.U., les coureurs sont de plus en plus nombreux et bruyants. Les rares passants nous encouragent et nous félicitent. Malgré la fraîcheur matinale un groupe britannique a revêtu des tenues estivales brrr.. ; ils ont l'habitude des frimas nordiques !.... Puis soudain, on entend des chants et des clameurs : la zone de départ n'est plus très loin. En bordure de l'immense avenue, un rassemblement attire notre attention. Il s'agit tout simplement des policiers motards qui se font photographier sur leurs célèbres machines, des Harley Davidson rutilantes. La banderole START est tendue en travers de l'avenue. Des courageux attendent déjà le coup de canon du départ. Derrière l'immeuble de verre des Nations Unies, face à une marée de drapeaux, les coureurs américains se sont regroupés pour entonner leur Hymne national. C'est un moment d'intense émotion si l'on pense aux événements du 11 septembre. L'équipe de Bresse-Marathon au complet, coureurs et accompagnateurs, s'approche du départ. C'est l'occasion de photos souvenirs et de rencontres avec d'autres français, dont les maillots indiquent Val d'Ancenis et région Auvergne. Le peloton s'est encore allongé. L'avenue est maintenant complètement occupée par une foule multicolore et bruyante. 9 heures. Ça y est ! C'est le départ bon enfant au rythme promenade. En quelques minutes, le long ruban des coureurs s'étire dans la E 42ème rue (le E signifie que nous sommes dans la partie Est). Au sein du peloton, c'est une ambiance de fête : certains sont déguisés, certains chantent d'autres dansent. On téléphone aussi avec son portable pour faire connaître la fête du marathon de New York. Un péruvien nous demande d'entonner la Marseillaise qu'il fait écouter dans son portable, : "mémorable moment" ! Bien que le temps passe vite, il faut jeter un œil sur les façades des grattes ciel et répondre aux encouragements. Toutes les bannières flottent au vent. Leur nombre et leurs variétés sont impressionnants ; les cinq continents sont représentés. Vers Central Park, les spectateurs sont regroupés. Ils forment maintenant une véritable haie et ne sont pas avares d'acclamations. Cette dernière partie du "jogging de l'amitié" emprunte l'itinéraire du marathon reconnaissable aux fanions jaunes accrochés aux lampadaires. L'arrivée s'effectue en plein centre du parc, entre des gradins disposés pour le lendemain. Chaque participant reçoit un sac de victuailles, et une bouteille d'eau. Après notre rassemblement, nous prenons le métro pour rejoindre notre hôtel à Broadway. La pause déjeuner se prend juste à côté de notre pied à terre, c'est une sorte de brasserie self-service qui offre un choix intéressant de plats et que de nombreux coureurs l'utiliseront pendant notre séjour
Début d'après-midi, sous un vent glacial, nous entamons une petite balade dans notre quartier pour trouver la ligne de métro qui peut nous emmener à South Station et, de là nous embarquons sur un ferry pour l'Ile de la Liberté où trône la statue en cuivre de Bartoli. Elle fut offerte par la France pour le centenaire de l'Indépendance des Etats-Unis. Comme à l'aéroport, les mesures de sécurité sont impressionnantes : plus de 45 minutes d'attente, toujours dans le vent, pour franchir les portiques de détection de métaux et monter enfin sur le bateau. Cette attente sera tout de même "agrémentée" par quelques saltimbanques qui nous offrent un spectacle de voltige digne des grands cirques. Un violoniste demande le long de la file : "d'où venez vous" ? et lorsqu'on lui répond France, il joue " : alouette, gentille alouette...... La visite de Island Liberty reste aussi un moment d'intense émotion. De nombreuses photos sont prises avec en fond les gratte-ciel de Manhattan. La deuxième étape de ce circuit Ellis Island était, dans un passé encore proche, le premier contact des immigrants avec l'Amérique. Aujourd'hui, cette île est devenue musée national. L'après-midi est déjà bien avancée et il faut économiser les jambes pour demain matin ; alors il n'y aura pas de halte sur cette île pour Bresse marathon et... nous retournons à l'hôtel par le même itinéraire. Nous sommes invités à la traditionnelle pasta-partie mais les horaires étant particulièrement étalés pour les membres de l'équipe, nous décidons de la remplacer par un dîner pris ensemble dans un restaurant italien, situé quelques rues plus loin.
Dimanche 3 décembre : Le grand jour. Ça y est, on y va !!! Il faut avouer que la plupart d'entre nous ont passé une nuit un peu troublée ou même carrément agitée pour ceux et celles qui s'attaquent à leur premier marathon. Après le petit-déj, pris comme les autres matins dans nos chambres respectives, un car est mis à notre disposition à la sortie de l'hôtel. Il est 7 h 30. Après quelques photos pour immortaliser l'événement, l'équipe au complet embarque pour Staten Island, lieu du départ. Pour s'y rendre, il faut traverser tout le quartier de Brooklyn, très calme ce dimanche matin. La circulation est fluide : la plupart des voitures et des bus roulent dans la même direction que nous. Le soleil perce avec difficulté au dessus de l'Atlantique et le fond de l'air est plutôt "frisquet", c'est le temps idéal pour un marathon. Le passage du grand pont suspendu de Verrazano se fait au ralenti ; la police commence à neutraliser le parcours. Depuis la rampe d'accès du pont, on aperçoit l'immense corral de Fort Wadsworth. Les images des rassemblements de Woodstock et de l'île de Wright à la fin des années 60 nous reviennent en mémoire. Ce corral semble un peu irréel de par sa dimension et par le spectacle qu'il nous offre : immenses tentes blanches sous lesquelles des coureurs ont passé la nuit à même le sol sous des couvertures et des journaux, camions sono avec podium et musiciens, longues barrières délimitant des zones de couleurs définies en fonction des temps escomptés, panneaux publicitaires omniprésents....et, chose à peine imaginable en Europe, sous une chapelle de toile, un office religieux pour les marathoniens. Les organisateurs recommandent de se rendre très tôt sur cette zone, car en effet dans cet immense espace il faut chercher des repères. Chacun doit chercher sa couleur afin de se placer, trouver son camion vestiaire et, côté pratique, faire la queue pour les toilettes. Le temps passe très vite, il y a tant de choses à voir ou à déguster aux divers stands de ravitaillement et tant d'autres coureurs à rencontrer. Le maillot jaune et rouge de Bresse-marathon ne passe pas inaperçu ; des coureurs du Jura viennent discuter avec nous. Par hasard, quelques uns d'entre nous croisent Dominique Chauvelier, sympathique champion de France. Au printemps dernier, il était passé en Bresse pour préparer les participants au marathon de Paris. A partir de 8 heures, les élites se dirigent peu à peu sous la banderole "START". Le soleil commence à réchauffer l'atmosphère et les maillots, pulls, et sacs poubelles jonchent le sol. Prudence, il ne faudrait pas trébucher. Cette année une innovation est à souligner : plusieurs départs sont donnés pour étirer le peloton. 8 h 50 c'est pour les élites hommes, 10 h 20 les handisports, 10 h 40 les élites femmes et 11 h 30, pour le gros du "troupeau". Au moment de ce départ, l'ambiance est difficilement descriptible : la musique de "New-York, New-York", les cris d'euphorie, le bruit des quatre hélicoptères qui survolent cette marée humaine. Tout contribue à la magie de ce marathon. Le pont du Verrazzano, qui enjambe l'Hudson River entre Staten Island et Brooklyn, mesure une hauteur impressionnante. Le temps clair d'aujourd'hui nous permet de voir la statue de la Liberté et la plupart des gratte-ciel du sud de Manhattan. L'équipe de Bresse-marathon est dispersée. Selon nos temps l'organisation nous a attribué une couleur et chacun doit s'y tenir. Coup de canon libérateur... c'est parti pour 42 km ! Les deux niveaux du pont sont remplis en quelques minutes par plus de 30 000 coureurs qui, à la sortie de ce pont, se fractionnent en trois groupes, rouge, bleu et vert dans le but de fluidifier cette foule multicolore. Ils se rejoindront vers le 12 ème km. Dans Brooklyn, le parcours emprunte une longue ligne droite, qui semble sans fin. Devant, des coureurs et derrière, encore des coureurs. Une foule hurlante agite drapeaux, fanions banderoles de toutes sortes : "go Bill, go Gana, go Linda, go Mexica, go Peru, go Italia"...... Des orchestres sont aussi de la fête. Nous sommes littéralement portés par les décibels.... L'ambiance est magnifique dans ce décor immense : larges avenues, immeubles de tous styles et toutes tailles, commerces divers avec vitrines parfois très personnalisées. De nombreux habitants ont même posé sur leurs fenêtres leur chaine-radio amplifiants le brouhaha. Des musiciens isolés se sont placés sur le circuit ici, un saxophoniste, plus loin un accordéoniste.....
Dans la partie nord de Brooklyn, la foule s'éclaircit. Assis sur le bord des trottoirs, des enfants habillés de couleurs sombres nous encouragent et nous applaudissent. Les rares passants ne daignent jeter un regard sur la course, leurs yeux semblent ailleurs sous leur grand chapeau noir. Dans Lafayette Avenue, tout un symbole, un groupe de supporters français agitent les trois couleurs nationales tout en sautant de joie à chaque passage de compatriotes (on a entendu : "allez Bresse-marathon"). Deux anecdotes dans le Queens : la montée des rampes des deux ponts fait souffrir les mollets et les chevilles, mais surtout l'absence de spectateurs aux abords de ces ouvrages laisse à chaque coureur une impression de grande solitude, d'autant plus que le Queenboro bridge est situé au 27ème km. Mais après ce pont, le parcours fait un s pour rejoindre la 1ere Avenue. Et là ..., c'est le summum ! les spectateurs regroupés sur les bords de l'avenue forment une foule impressionnante qui nous porte littéralement. Là encore se sont installés des groupes de musiciens, une formation de cornemuses reçoit de vifs applaudissements et de grands saluts de la main de la plupart des coureurs. Les drapeaux de tous les pays sont encore plus nombreux, et tout ces cris ! Comment peuvent-ils tenir aussi longtemps sans extinction de voix ? Les "go France" fusent souvent tout au long des sept kilomètres de la 1ere Avenue, qui se termine par un pont (encore un), menant dans le Bronx. Le tronçon du marathon empruntant ce quartier est très court. On remarque cependant une forte proportion de population noire. Les enfants, très nombreux, se précipitent le long des barrières pour taper dans les mains d'un maximum de coureurs. Un groupe de tambours connaît aussi un franc succès. Il s'est placé juste avant le passage du pont de Madison Avenue qui nous fait revenir dans Manhattan sur la 5ème Avenue. Une foule toujours aussi impressionnante est contenue par des barrières côté immeubles, le trottoir côté Central Park étant trop étroit. Les musiciens sont plus rares, mais les banderoles sont omniprésentes : "go dad", "viva espana". Trompes et crécelles rythment nos foulées .... Des spectateurs nous tendent parfois, des bonbons, des sucres ou des barres de céréales. Ces provisions sont les bienvenues, car les postes de ravitaillement "officiels" n'offrent que de l'eau glacée, ce qui cause quelques problèmes à certains coureurs. Sur la 5ème et jusqu'au 40ème km, les faux plats se succèdent, mais la foule est si chaleureuse que la fatigue s'oublie. Les deux derniers km s'étirent dans Central Park, pénibles pour la plupart d'entre nous. Le profil est relativement accidenté, mais la foule nous acclame encore plus fort sachant que la fin est proche. Les couleurs d'automne des arbres du parc sont superbes. L'après-midi avance et le soleil s'est caché. Bientôt la banderole "FINISH". Quelle aventure ! Il faut souligner aussi la gentillesse des personnes à l'arrivée : elles nous mettent une couverture de survie sur les épaules, nous passent la médaille autour du cou. Des informations sont diffusées par haut-parleur en plusieurs langues et des guides portent de grand chapeaux avec une étiquette indiquant leur langue. Il faut encore marcher de longues minutes. Les 54 camions vestiaires de la société UPS sont bout à bout et les points de rendez-vous, matérialisés par des lettres, semblent bien éloignés dans West Avenue. L'équipe de Bresse-marathon se retrouve à la lettre V de la couleur verte. Que de chose à raconter !..
Il nous restera longtemps à l'esprit des images inoubliables : la joie de Pascal pour avoir terminer un premier marathon en 2 h 49, le plaisir de Jean Luc pour son 30 ème, le sourire de Gilles, l'inquiétude du Président Frédéric, la personnalisation du maillot de Paul, les larmes de joie de Claudette, la perruque jaune de Roland, le cri du cœur de manu ("c'est super "sans Bresse-marathon j'aurais pas connu ça"), la décontraction de Jean Paul qui voulait éviter de renouveler les crampes du marathon de Paris, les pas de danse d'Alain, la satisfaction d'Alois (le doyen de l'équipe : 69 ans) et...... le malaise de Valérie dans le métro sur le chemin du retour. Après un repos mérité à l'hôtel, tout ce beau monde se retrouve pour passer la soirée dans un restaurant italien ; c'est le seul qui offre une table pour une équipe complète ! Au cours du repas, les prises de vue sont nombreuses, les commentaires abondants et le vin californien apprécié.
Lundi 4 novembre : Le levé est un peu plus tardif que les autres jours. Ce matin un petit crachin tombe sur la ville. Cette dernière journée est consacrée à la recherche de souvenirs qui marqueront notre passage à New-York.: cartes postales, écussons, bibelots parfois un peu kitches... Certains d'entre nous choisissent d'acheter quelques vêtements sortant un peu de l'ordinaire, les goûts de ce côté de l'Atlantique sont parfois étonnants. Ces "emplettes" permettent la visite de magasins de toutes sortes. Notre équipe se disperse dès le matin, certains voulant approfondir des visites faites précédemment un peu rapidement. Il est de tradition de porter la médaille du marathon le lendemain dans la ville. Quelques uns l'on fait et....c'était le succès assuré. A noter, la difficulté de certains à monter et descendre les escaliers et cela sous les sourires narquois d'autres coureurs de l'équipe (pas de noms...). Depuis le début de notre séjour, le temps file très vite et nous voici arrivés au terme de notre journée. Nous prenons le dernier repas ensemble dans un self de l'avenue de Broadway, pas très loin de notre hôtel, , car nous ne voulons pas rater le car mis à notre disposition pour rejoindre l'aéroport J.F Kennedy. Le vol est prévu vers minuit. Les formalités sont un peu plus simples qu'à notre arrivée. Retour sur l'Europe par Londres où il nous faut attendre une correspondance pour Roissy pendant un peu plus de deux heures. Comble de malchance, nous sommes répartis dans deux avions différents (ah planet tour!). La journée du mardi se passe entièrement dans les avions et les aéroports, puisque nous n'arrivons à Roissy que vers 17 h 30. Le voyage se termine ici pour le rédacteur de ce texte, mais il reste encore un bout de chemin pour les autres afin de retrouver le "home*" en Bresse.
Ce marathon de New-york laissera à chacun d'entre nous des souvenirs inoubliables que l'on se remémorera souvent. Il aura aussi permit à tous les membres de l'équipe de mieux se connaître, de s'aider et de s'apprécier. J'espère que ce compte-rendu, peut-être un peu long, vous laissera un souvenir à relire quelquefois pour que New-York reste encore tout proche.
· Home : en anglais, c'est le chez soi !.
Jean Luc Chanussot
Novembre 2002

Commentaires
site/blog
le 30-06-2010 à 13:42:35